L’appartenance va bien au-delà du simple fait d’être inclus. C’est le sentiment d’être accueilli, valorisé, en sécurité et connecté aux personnes et aux lieux qui comptent. Pour les enfants, les jeunes et les familles, le sentiment d’appartenance est une composante essentielle du développement sain. Il influence l’identité, les relations, la confiance en soi, le bien-être et la capacité de s’épanouir.
Lorsque les enfants et les familles ressentent un sentiment d’appartenance, ils sont plus susceptibles de se sentir en sécurité, soutenus, valorisés et connectés à leur communauté. Des relations positives et des liens significatifs avec la communauté aident les enfants à développer leur résilience, à renforcer leur santé mentale, à acquérir des habiletés sociales et émotionnelles et à participer positivement à la vie scolaire et communautaire. Le sentiment d’appartenance peut également agir comme facteur de protection en réduisant l’isolement, le stress et le sentiment de déconnexion chez les enfants comme chez les parents et les personnes proches aidantes.
De la petite enfance à l’adolescence, le sentiment d’appartenance joue un rôle essentiel dans le développement sain. Les bébés et les jeunes enfants développent un sentiment de sécurité et de confiance grâce à des relations stables et bienveillantes avec leurs parents, les personnes proches aidantes, la fratrie, la famille élargie, les éducatrices et éducateurs, ainsi que les adultes de confiance dans leur communauté. Dans les premières années de vie, l’appartenance peut se traduire par le fait de voir des visages familiers à un groupe de jeu, d’entendre sa langue maternelle, de se sentir accepté dans un programme de garde ou de loisirs, ou encore d’avoir l’occasion de jouer et d’apprendre dans des espaces où les familles se sentent accueillies et respectées.
À mesure que les enfants grandissent, le sentiment d’appartenance continue de façonner leur confiance, leur identité et leur bien-être. Le fait de se sentir connecté à ses pairs, à son école, à son quartier, à une équipe sportive, à des groupes culturels, à une communauté de foi, à des programmes parascolaires et à des adultes de confiance peut renforcer la résilience, améliorer la santé mentale et soutenir le développement social et émotionnel.
Pour les jeunes, le sentiment d’appartenance est étroitement lié à l’identité, au leadership, à la prise de parole et à l’engagement communautaire. Les jeunes qui se sentent vus, entendus et valorisés sont plus susceptibles de participer à la vie scolaire et communautaire, de demander du soutien lorsqu’ils en ont besoin et de développer un plus grand sentiment d’espoir et de confiance envers l’avenir. L’appartenance peut être favorisée par des programmes jeunesse, des occasions de mentorat, des espaces artistiques et récréatifs, des programmes d’emploi, des communautés culturelles, des possibilités de bénévolat et des relations positives entre pairs.
À quoi peut ressembler le sentiment d’appartenance?
Pourquoi le sentiment d’appartenance est-il important?
Partout à Ottawa, les organismes et programmes communautaires jouent un rôle essentiel dans la création d’espaces favorisant l’appartenance. Chaque jour, le personnel de première ligne crée des environnements accueillants où les enfants, les jeunes et les familles peuvent créer des liens, développer des relations, acquérir des compétences et sentir qu’ils font partie d’une communauté. Que ce soit à travers des programmes parents-enfants, les centres pour l’enfant et la famille ON y va, des activités parascolaires, des occasions de leadership jeunesse, des programmes récréatifs, des activités culturelles, des programmes alimentaires, des bibliothèques, des écoles, des rassemblements de quartier ou simplement une conversation bienveillante, ces espaces aident les enfants et les familles à se sentir soutenus et connectés.
Les espaces communautaires peuvent être particulièrement importants pour les enfants, les jeunes et les familles qui peuvent se sentir isolés, exclus ou déconnectés d’autres systèmes et soutiens. Ces programmes créent souvent des passerelles vers des relations, un sentiment de communauté, des occasions de leadership et des ressources qui permettent aux enfants et aux familles de participer pleinement et de s’épanouir.
Le sentiment d’appartenance ne se crée pas à travers un seul programme ou un seul moment. Il se construit au fil du temps grâce aux relations, à la constance, à la confiance, à l’inclusion et à la bienveillance. Alors qu’Ottawa poursuit ses efforts pour améliorer le bien-être des enfants et des jeunes de façon plus saine et équitable, nous avons tous un rôle à jouer dans la création d’occasions favorisant l’appartenance. Que ce soit dans les programmes, les écoles, les espaces récréatifs, les quartiers ou les interactions du quotidien, les petits gestes d’accueil et de connexion peuvent avoir un impact durable et contribuer à ce que chaque enfant, chaque jeune et chaque famille ait la possibilité de grandir pleinement.
Pour de nombreuses familles, trouver le bon soutien au bon moment peut être difficile, voire accablant. Qu’il s’agisse d’accéder à des services en santé mentale pendant la petite enfance ou l’adolescence, de trouver des programmes parascolaires favorisant le développement et la littératie, de se connecter à des ressources en soutien à la parentalité, ou encore de répondre à des besoins essentiels comme l’alimentation et les vêtements, les familles doivent souvent naviguer entre plusieurs systèmes à la fois.
À Ottawa, les partenaires d’IEJO travaillent chaque jour aux côtés des enfants, des jeunes et des familles dans leurs communautés. Ces organismes sont bien plus que des fournisseurs de services; ils représentent des relations de confiance. Les familles s’y tournent non seulement pour des programmes et des ressources, mais aussi pour obtenir des conseils, du soutien et un sentiment de connexion.
Cet ancrage dans les communautés est une grande force d’IEJO. En tant que réseau, IEJO rassemble les connaissances, les expériences et les perspectives des organismes qui travaillent directement avec les familles, permettant de mieux comprendre ce qui fonctionne, d’identifier les lacunes et de cerner les besoins réels.
Ces relations de confiance jouent un rôle essentiel pour aider les familles à accéder aux services appropriés. Le personnel de première ligne, que ce soit dans les maisons communautaires, les écoles, les centres de santé communautaire ou les programmes pour jeunes, est souvent le premier point de contact. Il agit comme un pont entre les systèmes, aide à orienter les familles vers les bonnes ressources et veille à ce qu’elles ne soient pas seules dans leurs démarches.
Par l’entremise du groupe de travail de la Collaboration d’Ottawa pour le soutien à la parentalité (COSP), IEJO collabore avec des partenaires du système, dont le Réseau régional Enfants avant tout, pour améliorer l’accès aux soutiens à la parentalité. Cela comprend l’amélioration de la navigation, une meilleure connaissance des services offerts et le développement de parcours plus coordonnés et cohérents à l’échelle du système. Des services de navigation communautaires solides existent déjà; notre rôle est de les faire connaître et de renforcer une approche « aucune mauvaise porte », tout en reconnaissant que le personnel de première ligne continue souvent d’accompagner les familles dans la durée.
COSP réunit des partenaires lors de rencontres mensuelles, incluant des services clés de navigation communautaire comme 211, 1appel1clic, Être parent à Ottawa et le Centre de ressources pour les parents d’Ottawa. Cette collaboration a permis de développer des outils communs, comme la campagne Allez-y, demandez, qui aide les familles à savoir vers qui se tourner, ainsi que les dîners-causeries Allez-y, demandez, qui renforcent les connaissances du personnel de première ligne afin qu’il puisse orienter les familles avec confiance.
Le rôle d’IEJO n’est pas de fournir ou de diriger des services, mais de mobiliser et de soutenir le secteur communautaire de première ligne, en renforçant le travail sur le terrain et en faisant remonter des perspectives issues des communautés pour éclairer la planification des systèmes.
IEJO élargit également son travail pour soutenir le Bureau des services à la jeunesse (BSJ) dans son rôle d’organisme responsable en santé mentale des enfants et des jeunes, ainsi que le Réseau régional Enfants avant tout, en favorisant une collaboration bidirectionnelle entre les organismes communautaires et les partenaires du système afin de renforcer les parcours vers les services.
Grâce à cette approche collective, IEJO contribue à améliorer les parcours à travers le système, facilitant le rôle du personnel de première ligne et permettant aux familles d’accéder aux soutiens dont elles ont besoin, au moment opportun.
Ce travail est renforcé par la collaboration à l’échelle du secteur. Si vous souhaitez contribuer ou en apprendre davantage sur le groupe de travail COSP, nous vous invitons à communiquer avec Beth à [email protected]
