Est-ce que le temps devant l'écran des adultes nuit au développement des enfants?

 [i] Canadian Pediatric Society and the Canadian Society for Exercise Physiology (CSEP)

 

De la part de: Kathy Knight-Robinson, ÉPEI, Superviseure de programmes, Centre de la petite enfance, Ottawa-Sud, Services à l’enfance Andrew Fleck

 

On entend beaucoup parler sur comment le temps passé devant un écran par les enfants et les jeunes nuit gravement à leur santé. Des organismes de santé publique, des experts dans le domaine du développement sain, ainsi que plusieurs autres groupes de défenses des intérêts pour enfants et jeunes ont lancé des campagnes de sensibilisation qui traitent les limites de temps devant un écran conseillées pour les jeunes personnes. Elles sont les suivantes :

  • Enfants âgés de moins de 2 ans : Ils ne devraient passer aucun temps devant un écran
  • Enfants âgés entre 2 et 4 ans : Limite d’une heure passée devant un écran – moins est encore mieux
  • Enfants plus âgés (entre 5 et 17 ans) : Limite de 2 heures passées devant un écran dans le contexte récréatif

Mais quels sont les effets du temps que nous les adultes nous passons devant un écran? Nous avons tous été témoins d’une situation telle celle-ci : Au parc, au restaurant ou dans une salle d’attente, un enfant, parfois même un bébé, qui tente sans succès d’attirer l’attention de sa maman qui a la tête baisser, absorbé par son téléphone. Nous devons réfléchir aux conséquences du temps que nous passons devant un écran, et aux messages contradictoires dont nous faisons part à nos enfants.

 

Sans doute, l’âge digitale a beaucoup bénéficié les parents :

  • Les parents et leurs enfants peuvent entrer en contact avec de la famille qui habite au loin
  • On peut rapidement rechercher sur Internet les rougeurs bizarres
  • On peut facilement contacter des experts du développement chez les enfants, ou d’autres familles sur les blogues destinée aux parents
  • On a accès à plein d’information et de découvertes courantes qui se rapportent au développement de nos enfants

Par contre, si notre temps devant un écran s’infiltre dans les moments passés avec nos enfants, les conséquences peuvent être sévères : notre relation et notre rôle par rapport au développement de notre enfant peuvent être altérés. Dès le jour de leur naissance, les bébés se tournent vers les adultes qui les entourent pour répondre à leurs besoins, et apprennent en interagissant avec ces derniers. Mais comment les bébés acquerront-ils des compétences sociales si on interagi de moins en moins? Combien de conversations importantes sont ratés lorsque le téléviseur est allumé et capte l’attention de maman? Combien de moments de réussite est-ce que papa n’a pas vu, parce qu’il envoyait un texto?

 

En tant que fournisseurs de services, nous pouvons transmettre aux familles à quel point ces interactions quotidiennes jouent un rôle important le développement mental et social des enfants. Nous pouvons prendre soin d’offrir des chats et des ateliers en ligne que pendant les heures que les enfants sont à l’école ou endormis. Nous pouvons aussi être modèles de l’interaction face-à-face si nous évitons de communiquer avec les parents uniquement par courriel. Une solution potentielle pour réduire le temps que les parents passent devant un écran pendant qu’ils sont avec leurs enfants serait d’y mettre les mêmes limites que sur le « temps » de l’enfant. Imaginez toutes les occasions qui se présenteraient pour solidifier l’attachement et les relations parents-enfants si les limites conseillés pour le temps devant un écran (2 heures ou moins) s’imposait aux adultes aussi!

 

Nous avons une responsabilité envers nos enfants à assurer que le temps passé devant un écran par les adultes ne détourne pas leur attention de leurs enfants, et ne se manifeste pas en tant qu’obstacle à l’interaction interpersonnelle entre un enfant et son parent.

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